Actualités de l'association
Un prof... aventurier !
le 01/02/2012François PRADINES
Il était une fois un jeune professeur qui souhaitait découvrir le monde, soif de liberté et amoureux des grands espaces. Alors quoi de mieux que de faire la coopération. L’éducation nationale le détache auprès du Ministère de la coopération.
François Pradines est né en 1949 à Grisolles, village de 3 504 habitants qui est situé entre Toulouse et Montauban. Le Ministère détache ce jeune professeur en génie mécanique d'abord en Côte d'Ivoire de 1976 à 1977 au lycée de Bouaké puis au Niger de 1981 à 1985 au lycée de Maradi, il ne fallait s'arrêter en si bonne route et donc François repart en Mauritanie comme chef de projet au lycée de Nouakchott de 1985 à 1991 où il reçoit les palmes académiques pour des actions menées en faveur de la Mauritanie sur le plan culturel et sportif. A Nouakchott il créée la fédération Mauritanienne de rugby et devient international avec la sélection de Mauritanie lors d’une tournée en Africaine au Sénégal, Mali et Niger.
Pendant son périple au Niger en 1985 il se marie avec la sémillante Christine Pages qui est médecin et donc son père Maurice Pages est général de l’armée française au Niger et médecin en chef. De cette union sont nés deux beaux garçons :
Aymeric en 1986 qui est kiné qui a joué au rugby à Castres et grand sportif puisqu’il est champion de France de bras de fer -100kg en 2001
Arnaud en 1988 qui a joué au stade Toulousain pendant 10 ans de la catégories Benjamin à Crabos, deux fois vainqueur du Super Challenge de France en Minimes et champion de France cadets UFOLEP. Aujourd’hui il est vice champion de France 2011 de bras de fer en -85kgs.
Pourquoi cette fuite constante d'un pays à un autre ?
Non ce n'était une fuite en avant mais une forte envie de découvrir d'autres espaces, d'autres populations, d'autres mentalités. La meilleure école de la vie est d’aller à la rencontre des peuples pour un enrichissement mutuel… je n’ai pas été déçu ! J’ai beaucoup reçu de la sagesse des anciens sous l'arbre à palabres dans les villages africains Et après l'Afrique ? François traverse l'atlantique pour faire une parenthèse et se retrouve en Guadeloupe de 1977 à 1981 avant de repartir à nouveau en Afrique. Un autre challenge dans un environnement bien différent et d’autres mentalités ; Il enseigne au lycée de Capesterre puis au lycée de Bainbridge à Pointe à Pitre. François son 1er et 2éme degré fédéral d’entraîneur de rugby avant d’entraîner la sélection de Guadeloupe.
Avez-vous joué au rugby dans votre jeunesse et à quel poste ?
J’ai d'abord découvert le rugby avec les compétitions scolaires, puis j'ai pratiqué le rugby en club dans les catégories Cadets et Juniors à l'U.S.Portet. Malheureusement je n'ai pas eu la chance de prendre le bon train lorsque mon père a refusé que je signe une licence au stade toulousain à Lucien Cézera, le célèbre entraîneur de l'école de rugby du Stade Toulousain (4 titres de champion de France) ce fut une énorme frustration et un grand regret de n’avoir jamais enfilé le maillot Rouge et Noir. Papa pourquoi ? Après Portet sur Garonne, ce fut le club du TAC en 3éme division et Toulouse Lalande en 2éme division. J’ai commencé ma carrière au rugby au poste d’arrière et terminé au poste de 3éme ligne aile pourquoi ensuite enseigner le rugby ? Le rugby me permettait d’aider les jeunes en dehors de l’école en Afrique c’est très important. Après les entraînements on leur offrait des repas, la nutrition est un gros problème en Afrique. Je me suis rapidement aperçu que les ces jeunes avaient des moyens physiques impressionnants, d'ailleurs j’ai découvert un deuxième ligne Guy Jeannard en Mauritanie, après lui avoir donné les bases du rugby il est venu au Stade Toulousain. Au Niger j’ai crée la 1er équipe de rugby en 1983, en Guadeloupe j’ai joué et entrainé la sélection de Guadeloupe dans le championnat des Caraïbes de 1978 à 1981 et en Mauritanie pendant 6 ans j’ai mis en place les base de la formation des écoles de rugby . Pour la petite histoire j'ai monté la première équipe de rugby à Saint Barth avec le célèbre cuisinier Michel Oliver et le chanteur Franck Alamo.
Quel votre mission au sein de l'association ?
Je suis dirigeant depuis 1991 et membre du comité directeur et du conseil d'administration du centre de formation. J’ai commencé comme éducateur avec Daniel Santamans à l’école de rugby Aujourd’hui avec Pierre Escalier nous avons relancé le suivi scolaire que le regretté Robert Labatut avait initié en compagnie de Daniel Boudre, Robert était intransigeant sur la scolarité des joueurs et nous avions cette réputation auprès des parents. Robert me manque encore aujourd’hui mais il manque aussi à beaucoup de personne au club. En 1995 nous avions un temps d'avance sur les autres clubs, nous étions précurseurs et créatifs.
Vous pouvez expliquer en quoi consiste le suivi scolaire ?
Dans chaque établissement scolaire nous avons un référent (en général un CPE) qui nous alerte si un élève est en difficulté. En fin d’année scolaire il faut trouver des établissements pour accueillir certains joueurs et en particulier pour les nouvelles recrues. Notre mission est aussi de les guider dans l’orientation de leur scolarité. Tout cela avec l’accord des parents Bien entendu ! Avec les universitaires nous intervenons pour modifier leur emploi du temps en fonction des contraintes sportives Lors de problèmes de discipline nous intervenons rapidement et appliquons les sanctions sportives en accord avec les entraîneurs. C’est un travail d’équipe que nous réalisons avec les référents et les entraîneurs sans oublier le président de l’association. Ne jamais oublier que l’image du club ne peut être ternie par le comportement d’un joueur quel qui soit.
Vous le globe trotteur, quels sont vos projets pour l'avenir ?
Un parrainage : Lors d’un voyage à Séville j’ai eu un contact avec deux éducateurs du club de Cieusas qui est en élite espagnole (3éme division) Ils sont venus en formation à Toulouse et souhaite poursuivre par un parrainage avec notre club. Pourquoi pas ! A Séville, Airbus construit l'avion militaire et de ce fait il serait possible de mettre en place des échanges. Rendre pérenne : le suivi scolaire mis en place avec Pierre Escalier.
Passer le relais : à de jeunes dirigeants passionnés de pédagogie et de rugby,
Transmettre les valeurs : fondamentales et fédératrices de notre club auprès de nos jeunes joueurs qui sont inculte de l’histoire du club et de la mémoire des anciens qui ont façonné le Stade Toulousain qui ne l’oublions pas est centenaire.
François Pradines est né en 1949 à Grisolles, village de 3 504 habitants qui est situé entre Toulouse et Montauban. Le Ministère détache ce jeune professeur en génie mécanique d'abord en Côte d'Ivoire de 1976 à 1977 au lycée de Bouaké puis au Niger de 1981 à 1985 au lycée de Maradi, il ne fallait s'arrêter en si bonne route et donc François repart en Mauritanie comme chef de projet au lycée de Nouakchott de 1985 à 1991 où il reçoit les palmes académiques pour des actions menées en faveur de la Mauritanie sur le plan culturel et sportif. A Nouakchott il créée la fédération Mauritanienne de rugby et devient international avec la sélection de Mauritanie lors d’une tournée en Africaine au Sénégal, Mali et Niger.
Pendant son périple au Niger en 1985 il se marie avec la sémillante Christine Pages qui est médecin et donc son père Maurice Pages est général de l’armée française au Niger et médecin en chef. De cette union sont nés deux beaux garçons :
Aymeric en 1986 qui est kiné qui a joué au rugby à Castres et grand sportif puisqu’il est champion de France de bras de fer -100kg en 2001
Arnaud en 1988 qui a joué au stade Toulousain pendant 10 ans de la catégories Benjamin à Crabos, deux fois vainqueur du Super Challenge de France en Minimes et champion de France cadets UFOLEP. Aujourd’hui il est vice champion de France 2011 de bras de fer en -85kgs.
Pourquoi cette fuite constante d'un pays à un autre ?
Non ce n'était une fuite en avant mais une forte envie de découvrir d'autres espaces, d'autres populations, d'autres mentalités. La meilleure école de la vie est d’aller à la rencontre des peuples pour un enrichissement mutuel… je n’ai pas été déçu ! J’ai beaucoup reçu de la sagesse des anciens sous l'arbre à palabres dans les villages africains Et après l'Afrique ? François traverse l'atlantique pour faire une parenthèse et se retrouve en Guadeloupe de 1977 à 1981 avant de repartir à nouveau en Afrique. Un autre challenge dans un environnement bien différent et d’autres mentalités ; Il enseigne au lycée de Capesterre puis au lycée de Bainbridge à Pointe à Pitre. François son 1er et 2éme degré fédéral d’entraîneur de rugby avant d’entraîner la sélection de Guadeloupe.
Avez-vous joué au rugby dans votre jeunesse et à quel poste ?
J’ai d'abord découvert le rugby avec les compétitions scolaires, puis j'ai pratiqué le rugby en club dans les catégories Cadets et Juniors à l'U.S.Portet. Malheureusement je n'ai pas eu la chance de prendre le bon train lorsque mon père a refusé que je signe une licence au stade toulousain à Lucien Cézera, le célèbre entraîneur de l'école de rugby du Stade Toulousain (4 titres de champion de France) ce fut une énorme frustration et un grand regret de n’avoir jamais enfilé le maillot Rouge et Noir. Papa pourquoi ? Après Portet sur Garonne, ce fut le club du TAC en 3éme division et Toulouse Lalande en 2éme division. J’ai commencé ma carrière au rugby au poste d’arrière et terminé au poste de 3éme ligne aile pourquoi ensuite enseigner le rugby ? Le rugby me permettait d’aider les jeunes en dehors de l’école en Afrique c’est très important. Après les entraînements on leur offrait des repas, la nutrition est un gros problème en Afrique. Je me suis rapidement aperçu que les ces jeunes avaient des moyens physiques impressionnants, d'ailleurs j’ai découvert un deuxième ligne Guy Jeannard en Mauritanie, après lui avoir donné les bases du rugby il est venu au Stade Toulousain. Au Niger j’ai crée la 1er équipe de rugby en 1983, en Guadeloupe j’ai joué et entrainé la sélection de Guadeloupe dans le championnat des Caraïbes de 1978 à 1981 et en Mauritanie pendant 6 ans j’ai mis en place les base de la formation des écoles de rugby . Pour la petite histoire j'ai monté la première équipe de rugby à Saint Barth avec le célèbre cuisinier Michel Oliver et le chanteur Franck Alamo.
Quel votre mission au sein de l'association ?
Je suis dirigeant depuis 1991 et membre du comité directeur et du conseil d'administration du centre de formation. J’ai commencé comme éducateur avec Daniel Santamans à l’école de rugby Aujourd’hui avec Pierre Escalier nous avons relancé le suivi scolaire que le regretté Robert Labatut avait initié en compagnie de Daniel Boudre, Robert était intransigeant sur la scolarité des joueurs et nous avions cette réputation auprès des parents. Robert me manque encore aujourd’hui mais il manque aussi à beaucoup de personne au club. En 1995 nous avions un temps d'avance sur les autres clubs, nous étions précurseurs et créatifs.
Vous pouvez expliquer en quoi consiste le suivi scolaire ?
Dans chaque établissement scolaire nous avons un référent (en général un CPE) qui nous alerte si un élève est en difficulté. En fin d’année scolaire il faut trouver des établissements pour accueillir certains joueurs et en particulier pour les nouvelles recrues. Notre mission est aussi de les guider dans l’orientation de leur scolarité. Tout cela avec l’accord des parents Bien entendu ! Avec les universitaires nous intervenons pour modifier leur emploi du temps en fonction des contraintes sportives Lors de problèmes de discipline nous intervenons rapidement et appliquons les sanctions sportives en accord avec les entraîneurs. C’est un travail d’équipe que nous réalisons avec les référents et les entraîneurs sans oublier le président de l’association. Ne jamais oublier que l’image du club ne peut être ternie par le comportement d’un joueur quel qui soit.
Vous le globe trotteur, quels sont vos projets pour l'avenir ?
Un parrainage : Lors d’un voyage à Séville j’ai eu un contact avec deux éducateurs du club de Cieusas qui est en élite espagnole (3éme division) Ils sont venus en formation à Toulouse et souhaite poursuivre par un parrainage avec notre club. Pourquoi pas ! A Séville, Airbus construit l'avion militaire et de ce fait il serait possible de mettre en place des échanges. Rendre pérenne : le suivi scolaire mis en place avec Pierre Escalier.
Passer le relais : à de jeunes dirigeants passionnés de pédagogie et de rugby,
Transmettre les valeurs : fondamentales et fédératrices de notre club auprès de nos jeunes joueurs qui sont inculte de l’histoire du club et de la mémoire des anciens qui ont façonné le Stade Toulousain qui ne l’oublions pas est centenaire.



